Budget 2018 : les libéraux ne s’attaquent pas aux inégalités

Communiqué

 

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

28 février 2018

 

Les Québécois et les Québécoises qui demandaient au gouvernement fédéral de sévir contre les paradis fiscaux et les échappatoires fiscales qui profitent aux plus riches ont raison d’être mécontents. C’est sans compter que malgré le consensus québécois, les libéraux n’ont pas eu le courage de demander aux géants du web comme Netflix de payer leur juste part.

« Les libéraux ont à nouveau prouvé qu’ils disent une chose, mais font exactement le contraire, a expliqué le lieutenant québécois du NPD, Alexandre Boulerice. Ils disent travailler pour monsieur et madame tout-le-monde, mais ils choisissent toujours de protéger les intérêts des riches amis du parti. En s’attaquant aux paradis fiscaux, le gouvernement aurait pu aller chercher de l’argent pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Malheureusement, ce n’est pas ce qui s’est passé. »

Contrairement à ce que les libéraux tentent de nous faire croire, un budget qui ne s’attaque pas au traitement de faveur accordé aux grandes entreprises et aux plus riches ne peut pas être présenté comme un budget qui s’attaque aux inégalités. En s’attaquant à ces faveurs fiscales, le gouvernement canadien aurait récupéré plusieurs milliards de dollars. Cet argent aurait pu servir à améliorer les services publics et l’infrastructure de la province, mais les libéraux ont préféré ignorer les besoins des Québécois.

« Je joins ma voix à celle de l’UMQ qui dénonce l’inaccessibilité des fonds qui sont destinés à l’investissement dans les infrastructures des municipalités. Le dossier du Fort Chambly concernant sa valeur foncière est un bel exemple de l’inaction du gouvernement. J’ai déposé deux projets de loi pour faire dénouer le dossier, mais aucune mesure concrète n’a été annoncée. Les villes doivent recevoir leur juste part » dénonce le député de Beloeil-Chambly, Matthew Dubé.

Finalement, il n’y a rien de nouveau en matière d’infrastructures dans le budget 2018, ce qui signifie que les Québécois devront prendre leur mal en patience sur les routes.